Torres del Paine 6ème et dernier jour, dans le froid et la pluie – 26/02/11 -

On avait prévu de partir à 8h, mais finalement 9h c’est mieux :) donc après avoir payé le camping (un emplacement pour 2, super d’avoir des amis partout :) ), on décolle pour choper le bateau de 12h30 à Paine Grande…

Mais Charlotte est malade est le temps n’est vraiment pas avec nous : il fait froid, il pleut des cordes et franchement, c’est pas un plaisir… Du coup, on a pas pris de photos puisque de toute façon, on voyait rien !

On a réussi à avoir le bateau à 5 min près (ouf !), ont suivies 30 min de navigation sous la flotte et impossible de se réchauffer, puis on a pris le bus pour rentrer à Puerto Natales, où on est arrivés vers 16h30, épuisées…

Toujours pas de photos donc je vous raconte la suite : on est rentrées à la Casa Lili, on a récupéré nos affaires qu’on y avait laissé, on s’est ré-offert un resto et comme Charlotte était toujours malade, on s’est aussi payé un lit plutôt que de planter la tente sous la pluie… Et franchement, on a pas regretté !

Rodrigo qui avait pris un autre bus que nous a fini par arriver, on a mangé ensemble, puis Laurent est arrivé, mort aussi, sous la pluie encore, puis on est allés se coucher, super méga contentes de notre rando à Torres del Paine, et aussi contente d’être rentrées et de dormir au sec !

Torres del Paine 5ème jour, encore et toujours le glacier Grey, ou comment faire jouer ses contacts – 25/02/11 -

Snif !

Luchito nous réveille ce matin à 7h (déjà ça fait super tôt pour nous, surtout pour Luchita) pour nous dire aurevoir… il part vite pour le refuge de Gran Paine pour prendre le bateau à 12h30 qui le ramène à l’entrée du parc, d’où il rejoint Puerto Natales, puis Punta Arenas pour prendre son avion ce soir à 23h (les photos de la fin de son voyage sont sur facebook, ici ce sera donc la suite des aventures des 2 chicas !)

C’est donc la fin de l’aventure à trois, ou plutôt on change de compañero puisque Rodrigo reste avec nous… Merci Loulou pour ce voyage de ouf qu’on a fait ensemble, ça y est c’est gravé sur le web donc on l’oubliera pas ! Nos vemos a Santiago, vas a faltarnos !

Sur-ce donc, on se rendort (quand même !) et on part avec Rodrigo vers 10h, après avoir dit aurevoir à Laurent le Belge qu’on va retrouver demain soir à la Casa Lili.. On monte donc en direction du Paso John Garner, juste pour profiter un peu :

 

Rodrigo

oh yeah !

Ouf ça grimpe !

Enfin bref vous comprendrez, on fait pas grand chose ce jour là, à part manger, des pauses, des photos,…

Cha et le reflet du Grey ... :)

On va jusqu’au campamento Paso, même un peu plus loin et on s’arrête là.

Les 3 survivants

Après ça, on redescend récupérer la tente à Los guardos, puis on va la reposer au refuge Grey, 35 minutes plus bas.

Enormes icebergs d'une glace millénaire...

Préparation de mon 1er mate : dans une tasse de thermos :)

Sur le chemin du retour

Sur la plage du refuge Grey

Arrivés au Grey, on plante la tente sur une petite plage (on est pas les seuls) à coté du refuge, et au bord du Lago Grey où flottent “des morceaux de glace millénaire”…

Comme on a trop de chance (eh oui Luchito, même sans toi tout nous réussit !), Rodrigo connaît les gars qui bossent au refuge… Du coup, on se fait offrir le repas, chaud, à l’intérieur, avec tous plein de chiliens super sympa ! Que bueno !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On finit la soirée à discuter sur la plage, sous les étoiles (et on l’avoue, un début de pluie sinon c’est pas drôle), et ça fait vraiment du bien !

Torres del Paine, 4ème jour : le Glacier Grey ou le dernier jour de Luchito et les adieux déchirants – 24/02/11 -

Eh bien sûr, quand on sort la tête de la tente ce matin… c’est sous le soleil !! (c’est presque indécent la chance qu’on a !)

Du coup, on part pour le glacier Grey vers 10h (sans commentaire…) dans le but de dormir le soir au Campamento Los Guardas (tout à gauche), accompagnés par Rodrigo qui a travaillé une année entière au refuge Grey et qui connait donc bien les lieux… Super, on a notre guide, gratis !

El lago los Patos

La journée commence donc par 2h de montée, on passe par el Lago los Patos (mais il n’y a pas de patos = canards, et y en a jamais eu !), très joli lac qui surplombe le Lago Grey, mucho mas grande !

Lago los Patos

El Gran Paine, sur la route

Puis, on arrive à un panorama sur le glacier Grey… à couper le souffle !

Le glacier et le lago Grey

"Donc tu vois là c'est le glacier Grey, là c'est le cerro Punzon et le cerro Tridente"

El Glaciar Grey

Inutile de préciser (mais on précise quand même) que c’est un des paysages les plus spectaculaires de notre voyage…
Le glacier fait 28 km de long, jusqu’à 2 km de large, mais recule évidemment… il a perdu quasi 2 km en 15 ans.
Après 1h30 de descente et des centaines de pause, on s’est arrêtés sur un point du vue pour manger, profiter, faire une sieste,…
Après ça, on est repartis (vers 17h30) vers le Campamento Los Guardas à environ 1h de marche, et juste au dessus du glacier.
On y est arrivés vers 18h30 donc, on a planté la tente, discutaillé par ci par là, commencé à faire à manger et on a aussi retrouvé quelques Israéliens de la Casa Lili (mais si souvenez-vous, à Puerto Natales !) et Laurent, le Belge qu’on avait rencontré au début de la rando.
On est allés manger juste au dessus du glacier, avec en prime le coucher de soleil sur la montagne, c’était splendide…

Les chicas

Pas mal pour ta dernière soirée Luchito !

Cha et le début du glacier... qui continue sur quelques kilomètres !

Torres del Paine 3ème jour, la vallée des Français et le refuge Gran Paine, ou le début de l’épisode Rodrigo – 22/02/11 -

 

El Cumbre Principal du Paine Grande

Quand on se lève ce matin (7h, ouahou, presque un record !) c’est sous la pluie, et sans Rodrigo qui nous a visiblement abandonné ! Du coup, plutôt que de monter avec les sacs pour dormir au Britanico le soir même, on préfère laisser les affaires ici et monter rapidement à la vallée des Français pour voir ce que ça donne là haut niveau météo.

On a marché 2h à côté du Cumbre Principal, avec des avalanches toutes les 10 minutes et tellement impressionnantes !

Finalement, c’est pas trop en haut non plus, donc on monte quand même au campement Britanico histoire de dire qu’on y était, mais on ne va pas plus loin :

 

La Vallée des Français, ou la branche du milieu du W

Los Cuernos vues depuis la vallée des Français

On fini donc par redescendre, et on croise en chemin Rodrigo qui montait à notre rencontre : il n’a pas pu nous rejoindre la veille à l’Italiano, à cause d’un problème avec ses clients (il travaillait pendant 2 jours en portant les sacs des enfants d’une famille).
Du coup, on a mangé ensemble à l’Italiano, on a récupéré la tente et les sacs et on est partis tous les 4 sous la pluie en direction du refuge Gran Paine :

Avec Rodrigo au bord du lago Skottberg

Le "refuge" Gran Paine

On est arrivés trempés et gelés à Gran Paine, où le refuge est plus un hôtel qu’autre chose avec plus de 100 chambres !
Mais ça nous a pas forcément déplu, puisqu’on a pu se réchauffer autour d’un bon chocolat chaud et d’une bonne part de marbré, hmm…
Puis on a continué autour d’une bonne bière, avant d’aller se prendre une bonne douche chaude (pour les garçons) et froide (pour les filles) et un bon repas préparé par les garçons ! OUAHOU ! (normalement, c’est Cha notre cuisinière attitrée !)
On a discuté autour des spaghettis au saumon, puis on est allés se coucher en priant pour qu’il fasse beau demain !

Un champ de tentes : on dirait des champignons !

Torres del Paine 2ème jour, du camping Las Torres au Campamento Italiano, ou comment apprécier les courbatures de la veille – 21/02/11 -

Comme à notre (triste) habitude, on part ce matin là à 11h en direction du Campamento Italiano, prévu à 5h de marche. Au programme, pas beaucoup de dénivelée puisqu’on longe le Lago Nordenskjöld :

Mais finalement on est vraiment super longs, on fait plein de pauses pour profiter du paysage…

Et les courbatures de la veille commencent à se faire sentir… (qui a eu l’idée débile de descendre en 1h30 ?! :p)

 

Cuernos Principal y Este

On a aussi profité d’une super vue sur Los Cuernos, qui culminent entre 2200 et 2600 m d’altitude. Ce sont des montagnes de granite (blanc) avec au sommet une partie sédimentaire (noire) qui subit l’érosion et qui leur donne donc cette forme étrange, qui ressemble (un peu) à des cornes (d’où leur nom :p)

Lago Nordenskjöld

 

Petite pause pour se tremper les pieds dans le lac... pas désagréable !

On est donc arrivés au Campamento Italiano vers 19h, et on a attendu Rodrigo toute la soirée, mais il n’est jamais arrivé… peut-être dans la nuit ?

En tout cas, le site est au pied du Cerro Paine Grande (Cumbre Principal à 3050 m, point culminant du parc), et on a eu droit à plusieurs avalanches impressionnantes…on a quand même cru pendant longtemps qu’il y avait de l’orage…  un boucan pas possible, on a l’impression que toute la montagne s’écroule, alors que c’est en fait un minuscule bloc de neige qui se décroche! Qu’est ce que ça doit être quand c’en est un gros!

Torres del Paine 1er jour, Les Torres ou comment exploser les compteurs – 20/02/11 -

Ce matin on a donc pris (et failli louper) le bus jusqu’à l’entrée du parc Torres del Paine à 2h de là. Entrée à 15 000 pesos chacun (soit 25€ environ), puis il fallait prendre un autre bus à 1 500 pesos pour nous éviter de marcher 1h30 en plus avant le début de la vraie rando…

C’est là qu’on a retrouvé Rodrigo (vous savez, le barberousse de la Casa Lili !) qui nous a fait passer gratuitement avec un pote à lui, Daniel, conducteur de bus (encore ?!). On a donc économisé un peu et on est arrivés au camping Las Torres, où travaille Guilhem (de Supagro) depuis quelques semaines déjà (la chance !) : à droite sur la carte :

Torres del Paine, circuit W (en vert)

On projette de faire le W : on part du camping las Torres, on laisse les sacs et la tente en bas, on monte jusqu’au mirador des Torres puis on revient dans la journée.

Rodrigo (on est persuadés qu’il est français, il a trop d’affaires Quechua et il comprend plein de mots… :p) nous dit qu’il va nous rejoindre demain soir au Campamento Italiano (au milieu sur la carte) pour nous emmener le lendemain faire une balade un peu en dehors des sentiers battus (il connait très bien le coin, il a bossé dans le Parc pendant un an et il y passe le plus clair de son temps…).

A la moitié de la 1ère partie !

Du coup, on commence la montée pour les Torres à 12h (on est un peu lents au décollage), et on grimpe donc sous un soleil de plomb, mais la vue et la balade sont superbes… Le seul problème est le monde, ce sentier est une autoroute !

Le sentier jusqu'au mirador de las Torres (sur la gauche, mais qu'on ne voit pas encore)

N’empêche, on éclate les compteurs et on monte au Campamento Chileno en 1h15 au lieu de 2h30, puis au Campamento Torres en 35 min au lieu de 1h30 : on est CONTENTS !

Finalement, il ne nous reste plus qu’une montée d’1h et ça y est, on peu profiter de la vue …

 

La vue sur le Lago Nordenskjol, pendant la montée

 

La dernière montée !

Là-haut, époustouflant !

Ca vaut tellement le déplacement, je suis trop émue de voir ça parce que c’est pas un paysage qu’on rencontre tous les jours… Suivent les photos souvenirs (les mêmes que tout le monde, y a juste la personne qui change :) ), et une bonne heure à profiter au soleil de cet instant magique !

 

Cliché ! :) Mais faut dire qu’on est plutôt mignons !

On a du mal à y croire, mais la tour la plus haute est celle de gauche, la Torre Sur, qui culmine à 2850 m contre 2800 m pour la Torre Central et 2248 m pour la Torre Norte. Et encore plus fou, le lac est à 866 m d’altitude, il y a donc plus de 2000 m entre le lac et le sommet des tours !!

Après cette pause donc, il était 16h30 et les deux Loulou se sont lancé le petit (ou gros) défi de descendre en 1h30 jusqu’au camping Las Torres, ce qui normalement prend 3h. On a donc couru tout le long, et on est arrivés à 18h pile en bas ! Par contre complètement morts, surtout Luchita qui a failli mourir en chemin ! (mais rien que par fierté, il fallait surtout pas abandonner !)

En bas, Luchita est donc allée se laisser mourir dans la douche puis dans l’herbe, pendant que Luchito cherchait Guilhem dans le camping alentour… Cha est arrivée, puis on a trouvé Marie Mahieu qui était dans le coin aussi, on a donc mangé tous ensemble ainsi qu’avec Laurent, un Belge bien sympathique qui cherchait des compagnons de marche pour faire le O (le grand tour).

Malheureusement, on a pas de photos de cette soirée, je crois qu’on était clairement trop crevés pour penser à sortir l’appareil !

Du croisement de nulle part à Puerto Natales, ou comment passer la frontière en stop – 19/02/11 -

 

En plein rangement de notre super (et plus beau !) campement au bord de la route

 

Ce matin on s’est réveillés sur les coups de 9h30, prêts à passer la journée au bord de la route pour faire du stop jusqu’à Puerto Natales, quelques 500km plus loin et de l’autre coté de la frontière (au Chili donc, pour ceux qui seraient un peu perdus :) )…

Luchito qui avait (comme d’habitude) fini de ranger ses affaires avant nous (faut dire que pour le coup, les deux chicas on est vraiment super, mais alors super méga lentes (et bordéliques mais bon il faut pas le dire)), bref, donc Luchito a commencé à faire du stop pendant qu’on rangeait toutes nos babioles qui trainaient partout dans la tente (et dehors aussi).

Yeah ! On adooore l'arrière de pick-up !

Et évidemment, la première voiture qui passe s’arrête et va à… Puerto Natales ! Donc là c’est la panique, faut tout ranger en 4ème vitesse, tout mettre en vrac dans le sac le plus vite possible (pour ça ça va, Luchita gère plutôt pas mal !) et essayer de ne rien oublier avant de sauter à l’arrière du pick up !

Sauf que comme on avait pas prévus d’être pris aussi vite, on était encore tous en tongs, en short et en t-shirt… Et 500 bornes dans le vent, autant dire que ça caille !! Y a donc fallu se changer comme on a pu, rajouter des couches de fringues par-ci par-là, et bien sûr sans rien lâcher (autant dire que c’était la galère…) !

 

Les 3 gringos (Lucho, Cha et Lucha) dans la pampa argentine

Nos chauffeurs étaient un super gentil couple de Chiliens qui revenaient d’un mariage à Cochrane, lui était avocat et sa femme était juste sa femme (c’est comme ça qu’elle s’est présentée !). Toujours est-il qu’on est arrivés à la gendarmerie Argentine pour faire tamponner notre sortie de territoire, et c’est normalement interdit de prendre des autostoppeurs entre les deux frontières (soit sur environ 5km) pour des questions d’assurance ou quelque chose comme ça… Donc il aurait fallu qu’ils nous laissent là, qu’on marche les 5 kms à pieds ou plus sous le soleil brulant de la mi-journée, pour retenter le stop une fois qu’on aurait passé le poste de frontière coté Chilien… Mais ces deux braves Chiliens ont préféré passer quand même avec nous, on s’est fait discrets à la frontière chilienne (disons qu’on a dit qu’on était arrivés à pieds) et c’est passé comme sur des roulettes !

Pour les quelques (100) bornes qu’il restait, il nous ont arrangé de la place à l’intérieur pour qu’on ait moins froid que dehors et on a donc eu l’occasion de discuter avec eux… Ils étaient vraiment super sympa, c’était marrant de rencontrer des Chiliens de la classe supérieure pour une fois !

 

A Puerto Natales !

On a donc fini par arriver à Puerto Natales, une “petite” ville super jolie, au bord du Pacifique (ou plutôt d’un fjord, du coup y a pas du tout de courant et on dirait un lac), au pied des montagnes Patagones, pas trop touristique pour ce qu’on en a vu, et vraiment agréable…

 

Puerto Natales, au bord de l'eau

C’était très bizarre parce qu’on y est arrivés à 14h et pour la première fois depuis le début de notre voyage, on a toute une aprem à passer au même endroit ! Du coup, après avoir planté la tente à la Casa Lili (auberge de jeunesse trooop sympa, qui fait aussi camping dans son jardin, et où on a rencontré plein de gens super !), on s’est baladés un peu en ville, on a fait les courses pour notre trek de 6 jours au Parque Nacional Torres del Paine (et autant dire que ça fait lourd !), Lucho a acheté son billet d’avion pour le jeudi 24 au soir à Punta Arenas (eh oui il commence les cours plus tôt que nous !)), on a pris quelques photos sur le port, et, attention, on s’est payés un resto !!!!

C’est aussi à la Casa Lili qu’on a rencontré Rodrigo, un Magellan (attention faut pas leur dire qu’ils sont Chiliens !) à la barbe rousse très sympa, qui nous a expliqué pas mal de trucs pour Torres del Paine (et entre autre qu’on pouvait laisser des affaires à l’auberge et les récupérer au retour… pratique pour alléger les sacs !)…

Bref, c’est super motivés et le ventre bien plein qu’on va se coucher ce soir, demain le bus est à 7h45 donc va falloir se lever tôt (dur dur, surtout pour Luchita qui n’a encore jamais entendu la sonnerie de son réveil tellement son sommeil est profond !)

El Chalten, le Fitz Roy et le Cerro Torre, ou comment en prendre plein la vue – 17/02/11 au 18/02/11 -

Ce matin on a été repris en stop par le même 2ème camion qu’hier (donc de nouveau à l’arrière, avec le vent et le bruit :) ) jusqu’au croisement avec la route 40, direction El Chalten à plus de 250 kms. Donc, rebelotte le stop :

Mais c’est dans cette position là :

Autostoppeurs hyperactifs

… qu’on a réussi à choper un minibus touristique (vide) qui allait chercher des touristes (français) à El Chalten : du coup, on a eu droit à 2h de trajet avec les explications sur les glaciers et les parcs nationaux, super bien assis avec Mana en fond musical… superbe ! La route était magnifique, impossible de détacher le regard du paysage, voyez par vous même :

 

Le lago Argentino

 

Le Monte Fitz Roy et le Cerro Torre (dans les nuages)

 

Au pied, le village d'El Chalten

Bref, trop de belles photos donc on a eu du mal à choisir…

Arrivés à El Chalten, on a commencé notre rando pour aller dormir le soir au campement Poincenot : gratuit, mais on n’a pas le droit de dormir où on veut dans un parc national au Chili. C’est donc parti pour 2h de montée avant la tombée de la nuit (on commence à marcher seulement à 15h)

 

El Campamiento Poincenot, au pied du Fitz Roy

 

Lecture et préparation de la journée de demain

La vue depuis la tente...

Et le coucher de soleil...

Ce soir là, on met le réveil à 4h45 pour le lendemain parce qu’on veut monter un peu plus haut pour voir le lever de soleil sur le Fitz Roy (3405 m) …

En même temps il faisait pas beau... :)

… Le réveil sonne, donc, et Loulou(e) passe la tête en dehors de la tente pour voir ce que ça donne : “eh il fait nuit noire les gars !”, les autres “meeerde” ! Bon, le temps de prendre le petit dej’ (à savoir deux tranches de pain de mie chacun et un bol de thé), on se dit que le jour va pointer le bout de son nez (c’est à dire qu’on veut voir le lever de soleil là haut, mais on a pas envie de l’attendre dans le froid pendant une heure… et comme on n’a aucune idée de l’heure à laquelle il se lève !)… Mais pas du tout ! En fin de compte, Luchito et Cha se rendorment, Luchita n’arrête pas de se demander “qu’est ce qu’on fait on y va ? je sais pas j’hésite trooop”, qu’au final, on se décide à partir à 7h (lol), soit beaucoup trop tard pour voir le lever de soleil de là haut ! (c’est pas grave on l’aura vu depuis la tente !)

Mais on découvre quand même deux glaciers qui se jettent dans deux lacs aux couleurs magnifiques, ça valait vraiment le déplacement !

 

Laguna de los tres

Trois petits écoliers assez fiers d'être montés là haut !

 

La vue

 

On a fini par redescendre, on a plié la tente et on est partis pour la journée sous un ciel un peu nuageux, en espérant dormir le soir dans le campement au pied du Cerro Torre (3102 m)… On est en fait sur une sorte de plateau donc la rando n’est pas dure du tout, c’est juste super agréable et beau…

 

 

 

Le Fitz Roy dans les nuages

On s’est demandé pourquoi il y avait autant d’arbres morts dans ce parc : un guide nous a répondu que personne ne sait vraiment, peut-être à cause du vent très violent qui souffle par ici. Mais c’est surtout le fait que puisque c’est un parc national, il est interdit de faire du feu et de prendre du bois. Du coup, les arbres morts qui sont là sont parfois morts depuis des centaines d’années ! (d’où le fait qu’il y en ait autant)

Le Cerro Torre... dans les nuages aussi ! Mais aussi un superbe glacier !

Et du coup, comme le Cerro Torre était encore couvert, on s’est dit qu’on allait plutôt rentrer et commencer à faire du stop en direction de Puerto Natales (environ 700km plus au Sud, et au Chili) d’où on voulait rejoindre d’ici quelques jours el Parque Nacional Torres del Paine.

C’est donc ce qu’on a fait, et évidemment, en repartant, le Cerro Torre s’est découvert :)

El Chalten

Du coup on est rentrés en stop (trop de chance !) jusqu’au même croisement que la veille (à 250 bornes), où on a eu droit à un magnifique coucher de soleil sur les Andes, et où on a continué (sans succès cette fois) à faire du stop jusqu’à la nuit… Finalement, on a dormi pour la seule fois de notre voyage, juste au bord de la route… Mais c’était vraiment au milieu de rien, une folle nuit au milieu de la pampa avec absolument aucune voiture qui passe…

 

Coucher de soleil

 

Dernière tentative...

Et on a eu le droit à une nuit de pleine lune énorme, super lumineuse, tellement qu’on n’a pu voir aucune étoile à cause de la lumière !

D’El Bolson à El Calafate, ou l’épisode Daniel et le plus grand nombre de kilomètres jamais réalisé en stop – 15/02/11 au 16/02/11 -

Feria artesanal

A El Bolson, on se réveille donc assez tard et pas pressés, et le temps de faire une rapide lessive et d’encore une fois profiter des douches chaudes du camping, on part faire un tour à la feria locale (entendre par là le marche à touristes, ou chacun essaie de vendre ses petits boui-boui faits main (ou pas)…)

Ce sera donc :

- un mate pour Loulou(e), avec la bambilla

- une ceinture et un bonnet pour Loulou

- 3 jolis bracelets en cuir, un fromage de chèvre aux herbes et un jus de fruit chacun pour nous 3 !

rayon Mate du supermarché

Le temps de faire les courses, on a commencé à faire du stop vers 17h je pense, en espérant faire au moins 200 kms, notre but ultime étant El Calafate à environ 800 kms au Sud (à vol d’oiseau), et où on espérait arriver d’ici 2-3 jours…

On a donc réussi à choper un pick-up (notre 1er arrière de pick-up, youhou l’émotion !!) jusqu’à la ville suivante, soit seulement 20km… On était contents mais bon, c’était un peu l’échec quand même !

yeah !

On se fait donc déposer là-bas, et Charlotte et Louise décident d’aller chercher un chauffeur au culot, directement à la station service d’à coté, en leur expliquant que notre but, c’est le Sud, et en espérant en trouver un qui va assez loin.

 

copilote aguerri !

C’est donc comme ça qu’on a trouvé Daniel, qui transportait du poulet surgelé depuis Santiago et jusqu’à Punta Arenas… autant dire la ville la plus au sud du Chili !!

Il y avait déjà 2 autostoppeuses dans son camion, mais on a quand même tenu à 6 jusqu’à ce qu’elles descendent, environ 1h plus loin (eh oui c’est super grand une cabine de camion !)

C’est là qu’on a appris qu’on allait voir l’Atlantique le lendemain à l’aube, puisque la seule route goudronnée de Patagonie passe sur la côte…

On a finalement dit adieu à la mythique route 40 (qui longe plus ou moins les Andes) …! Un choix difficile et courageux vue … la longueur de la route (quoi d’autre ?) !

On a donc signé contre 1400 km et plus de 20h de voyage, contre une nuit entière à tenir la conversation en español pour le tenir éveillé !

Mais que de souvenirs !

Les paysages étaient fous, on a fait des centaines de km avant de croiser la moindre ville ou même la moindre voiture… Juste des kilomètres et des kilomètres de pampa, parfois quelques animaux histoire de dire qu’il y a quelque chose, et sinon, juste rien… impressionnant !

Le genre de paysage où on a pas envie de rester des heures dehors, sans voiture !

 

Sacré Daniel !

On avait quand même rarement vu un camion aussi long ! Je dirai bien dans les 15m…

On a réussi à rester éveillés toute la nuit, entre les parties de “qui est ce ?”, les cours d’español pour apprendre plein de nouveaux mots (huemules, cerco, oveja, cornejo,…) et les sujets de conversation plus ou moins variés : la famille, les amis, et puis sur les coups de 4h du mat’, la condition des femmes et la dictature…

Et on est passés par des villes sympa et animées.... "lol"

Milieu de la nuit au milieu de nulle part !

Le lever du jour, sur la côte Atlantique...

 

La pampa argentine

Nos 1ers guanacos !

une ville ? où ça ?

Et au bout d’un moment, vers les coups d’11h du mat’, comme il fallait bien que Daniel aille se reposer un peu (eh oui de temps en temps il a aussi sommeil, les coca-café (mélangé bien sûr) qu’on lui a préparé ne suffisent qu’un certain moment…), on s’est posés dans un camping au bord d’une rivière et on a dû préparer les saucisses qu’il avait acheté au milieu de la nuit… Je vous laisse apprécier en images le super petit dej’ auquel on a eu droit :

Avant cuisson...

Après cuisson... finalement c'était peut-être mieux avant !

Après ce (super, donc !) petit dej, on est repartis pour 2h de route, et on a fait nos adieux (presque déchirant, 20h et 1400km c’est pas rien quand même !) avec Daniel ! Et on a même gagné le droit de l’appeler dès qu’on voudra bouger au Chili pour qu’il nous fasse faire la route gratuit ! Que buenoo !

Du déjà vu ?

 

 

C’est donc reparti pour 30min de stop sur le bord de la route, au croisement entre la route 3 pour Punta Arenas (où va Daniel) et la route qui va de Rio Gallegos (ville sans intérêt, dixit Petit Futé) à El Calafate : notre but !

A l'arrière du camion de Rio Gallegos à El Calafate

On a été pris assez rapidement par un autre camion d’Argentins qui livrait des panneaux en verre à El Calafate, et comme y avait pas de place dans la cabine, on est montés à l’arrière : pendant 3h avec un boucan d’enfer (les bâches bougeaient dans tous les sens à cause du vent), super froid, et aucune idée du paysage, sauf pendant une petite pause et ça donnait ça :

Le lago Argentino et les Andes

Arrivés à El Calafate, on a posé la tente, fait les courses et acheté tout le nécessaire pour la rando du lendemain à El Chalten au pied du Fitz Roy… et on est allés se coucher, contents d’être là mais quand même fatigués par cette nuit blanche !

En tout cas, pari tenu : 1720 kms en 25h de camions, non stop !

De la zone de non droit à El Bolson, Argentina ! – 14.02.11 -

Le soleil qui se le lève sur le lago inferior

En se réveillant ce matin, surprise, on avait un temps splendide sur le Lago Inferior… un pur bonheur !

On est partis à pieds jusqu’à la frontière argentine : que des montées-descentes sans arrêts, épuisantes avec nos sacs de 15kg (pour les chicas) et peut-être 20kg ou plus (pour le chico)…

Mais le paysage est (encore une fois!) magnifique, la couleur du lac est trop belle, turquoise un peu, et surtout, on est super contents d’avoir du soleil après deux jours un peu bof !

 

lever du jour...

 

Le lago Inferior et le début du lago Puelo, en Argentine

Vue depuis le sentier sur le lago Inferior

Le bout du lago Inferior

Entre les deux lacs : la frontière avec l'Argentine

Bienvenidos en Argentina !

Argentina !

 

Juste avant la gendarmeria argentina, CONTENTS !

Vue depuis le poste de la gendarmeria argentina

Arrivés au poste de la gendarmerie Argentine et fait tamponner nos passeports, on décide par flemme je crois d’attendre un bateau qui peut nous emmener directement au village de Lago Puelo. Ca nous évite de marcher 3h de plus (faut dire qu’on est vraiment crevés) et de devoir de toute façon prendre un bateau un peu plus loin.

On attend donc le bateau sur un petit ponton, au bord du lac, avec un temps superbe et une eau fraiche… What else ? :)

(Faut dire que les carabineros nous avaient dit que le bateau arriverait 40 min plus tard… Evidemment, il est arrivé 2h plus tard, donc on est restés à griller de 12h30 à 15h30… coups de soleil : niquels !)

 

Et on profite pour sortir notre "peau d'hiver" :p ... ou comment prendre des coups de soleil !

Bon on avoue, l'eau est pas franchement à la température idéale... :) mais les deux Loulou sont courageux !

 

El Lago Puelo

La vue depuis le Lago Puelo
Une excursion à 50 sur un bateau :) (même si on dirait pas, ils sont vraiment nombreux !)

Bon et évidemment, en bon touriste, on s’est fait méééga rouler : 23 000 pesos pour 10 min de bateau ! (oui ça vous dit surement rien, mais ça fait vraiment cher !!)

 

Déjà bientôt 1h30 qu'on attend... en vain !

 

Arrivés à Puelo, on a jamais eu autant de mal pour faire du stop : El Bolson n’est pourtant qu’à 15 km, mais pas moyen de se faire prendre… d’où le désespoir de notre Luchito !

Tous rouges ! Merci la biafine !

En fin de compte, on a pu trouver un chauffeur de bus qui a accepté les pesos chiliens et qui nous a donc déposés à El Bolson, épuisés mais contents ! Ouf !

On a cherché (et trouvé) un camping, on a posé nos affaires et on s’est offert une pizzeria et deux bouteilles de cerveza, youpi, c’est la fête !

El Bolson, donc : petite ville au milieu des montagnes, coin paradisiaque mais déjà trop touristique. C’est la première ville d’Argentine à s’être autoproclamée “ville écolo”, mais c’est un peu le refuge des bobos et des gros roots, population assez étrange mais plutôt marrante. On en retiendra quand même que c’est plutôt cher, et qu’on y serait pas vraiment restés une semaine !

 

La rivière qui traverse El Bolson

 

Musique à El Bolson

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